Le Conseil fédéral s’attaque au dimanche, sans droit ni loi

18 février 2015 – L’Alliance pour le dimanche condamne avec la plus grande vigueur la décision du Conseil fédéral d’autoriser le travail du dimanche dans des centres commerciaux supplémentaires. Cette décision est grave puisqu’elle s’est prise au mépris de la loi et de la Constitution fédérale. C’est pourquoi l’Alliance pour le dimanche, une trentaine d’organisations qui défendent le repos dominical, saisit le Conseil fédéral.

L’Alliance pour le dimanche condamne la décision du Conseil fédéral d’autoriser le travail dominical dans les centres commerciaux répondant aux « besoins » du tourisme d’achat. Cette décision s’inscrit dans une tendance à banaliser le travail dominical ainsi que les achats du dimanche, alors que le dimanche est le seul jour de repos commun pour la majeure partie des citoyen-ne-s. Ce jour de congé doit, à ce titre, être maintenu et continuer à faire l’objet d’une protection particulière ; cela, pour préserver tant les activités sociales, familiales et religieuses de la population que la santé des salarié-e-s.

Cette décision constitue une remise en question inédite de nos institutions puisque la nouvelle ordonnance est contraire à la loi, voire à la Constitution, selon les avis concordants d’éminents professeurs de droit. L’indignation de l’Alliance pour le dimanche est d’autant plus grande que les autorités fédérales agissent par voie d’ordonnance et ne permettent dès lors pas à la population de s’exprimer sur cette question, et ce, alors que la quasi-totalité des votations cantonales ont vu de telles libéralisations rejetées par le peuple souverain.

Alors que plusieurs membres de l’Alliance pour le dimanche n’ont pas été consultés sur ce projet et se trouvent mis devant le fait accompli, c’est notamment le cas des Églises, notre organisation va demander à rencontrer le conseiller fédéral Schneider-Ammann. Elle entend lui faire part de sa déception que des acteurs majeurs de la société aient été écartés d’une telle procédure, ainsi que de sa vive inquiétude de voir que l’intérêt général de la société est toujours plus sacrifié au profit de quelques intérêts privés.

 

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